Première défaite de la saison pour les Féminines face au PSG (1-2)
Dimanche, les Montpelliéraines ont concédé leur première défaite de la saison face au PSG (1-2)
Il fallait bien que cela arrive. Après 13 journées sans défaite (11 victoires, 2 nuls), les Féminines du MHSC ont concédé dimanche leur premier revers de la saison face au PSG (1-2). Une défaite dans un choc au sommet du championnat qui inverse du coup les places sur le podium des deux équipes (le PSG passe 2e et le MHSC, 3e).
Tout était réuni pour que la fête soit belle pourtant à Grammont. Un public venu nombreux dans un terrain Mama Ouattara plein à craquer, la première retransmission télé de l’histoire dans le complexe Bernard Gasset, 2 des 3 plus belles équipes du championnat sur la pelouse, de l’enjeu au classement et puis…
Et puis il y eut cette première mi-temps ratée. La première de la saison. Un premier acte durant lequel les Montpelliéraines ont semblé inhibées, empruntées. L’insouciance qui fait leur force depuis le début de la saison semblait les avoir quittées et les Héraultaises n’ont jamais pu jouer libérées. « En première mi temps on a été timide. Etant à domicile on aurait du prendre un peu plus d’initiative surtout dans un match fermé comme celui là, regrettait le coach montpelliérain Jean-Louis Saez. On n’a pas joué notre jeu, on n’a pas su tenter, on a laissé l’adversaire prendre confiance et on a fini par prendre un but. L’équipe du PSG est plus expérimentée que la nôtre (28 ans de moyenne d’âge contre 23) et dans un match comme celui-là ça a peut être joué car l’enjeu a pris le poids sur le jeu. Tout le monde n’a peut -être pas assumé ce statut qui est nouveau pour nous et il faut continuer à apprendre à ce niveau-là. » Le constant est lucide. Un autre, plus tactique l’est tout autant : l’absence de Laëtitia Tonazzi, mais aussi de Valérie Gauvin, impressionnante au match aller (les deux attaquantes de pointe de l’équipe capables de jouer en pivot étaient toutes deux blessées) ont pesé lourd. Si Sofia Jakobsson, placée dans l’axe, n’est pas à incriminer car elle a multiplié les efforts, les appels et les courses, son profil d’attaquante de rupture est différent. Sans point d’ancrage devant, le MHSC n’avait pas la possibilité d’allonger pour faire remonter le bloc et perdait trop vite la balle. Résultat, Seger a fini par trouver la faille à la demi-heure de jeu (0-1,29e). « C’est difficile d’analyser notre défaite à chaud, je dirai simplement qu’on a pris le premier but très tôt certainement trop tôt, regrette Linda Sembrant. Je n’ai pas senti de crainte particulière mais je n’ai pas senti autant de liant entre nos lignes que d’habitude. »

Dès lors, la mission s’annonçait difficile pour le MHSC, contraint de se découvrir pour égaliser et donc de laisser des espaces pour les Parisiennes en contre « Etant menés, cela nous a obligé à prendre le jeu à notre compte et du coup on s’est exposé », synthétise Jean-Louis Saez. Une exposition qui a mené au 2e but parisien à l’heure de jeu par Christiane (0-2, 60e).
Mais le point positif, c’est que là ou d’autres équipes (dont le MHSC il y a quelques mois à peine d’ailleurs) auraient lâché, les Pailladines se sont battues jusqu’au bout et ont montré un visage bien plus séduisant après le repos. « En deuxième mi temps, on a un peu plus mis le pied sur le ballon, on s’est un peu moins caché, reprend le technicien montpelliérain. On a tout fait pour se créer des occasions pour égaliser. Le point positif, c’est qu’on ne s’est pas désuni, on n’a pas craqué non plus. » Si elles auraient pu bénéficier d'un penalty à deux reprises sur deux actions litigieuses (une charge sur Sandie Toletti en 1ère période, un contact entre la gardienne parisienne et Marie-Charlotte Léger à un peu plus de 20 minutes du terme), ce qui aurait sans doute changé la physionomie de la fin du match, les Montpelliéraines ont finalement été récompensées de leur effort lorsque cette même Marie-Charlotte Léger a réduit le score en fin de match. Malheuresement trop tard (1-2, 90e+2).
Si le MHSC a laissé sa 2e place aux Parisiennes à l’issue de cette rencontre et que la défaite a forcément un goût amer, tout n’est pas à jeter loin de là. Combattives et valeureuses, les équipières de Linda Sembrant ont fait honneur à leur Président Délégué Laurent Nicollin, venu assister à la rencontre pour les soutenir et à tout le club dans leur ensemble. « C’est dur de lâcher la deuxième place mais le championnat n’est pas terminé, il faut donner le maximum jusqu’au bout pour essayer de la récupérer, reprend Jean-Louis Saez. On a quand même rivalisé avec le finaliste de la dernière Ligue des champions, ce n’est pas rien. Il faut continuer à bosser et à progresser. Notre groupe a de la qualité, il doit désormais apprendre à assumer son nouveau statut. C’est un défi qui est difficile mais qui est très gratifiant donc, même si elles sont jeunes nos filles doivent le relever. »
« Je suis forcément très déçue du résultat. On a joué contre une très bonne équipe de Paris mais avant le match on espérait vraiment prendre plus de points sur cette partie, conclut Linda Sembrant. Maintenant il faut digérer mais la saison n’est pas terminée. Il reste 8 matchs, tout peut arriver, on va continuer à travailler pour prendre le maximum de points après on verra bien ce qui se passera. Cette défaite ne doit pas faire oublier que nous avons un bon groupe avec beaucoup de qualités et que nous sommes en train de faire une saison magnifique. » Une saison magnifique en tout points, c’est vrai, qui reprendra ses droits après la trêve internationale lors de la réception de Toulouse le 31 janvier prochain dans le cadre des 16emes de finale de la Coupe de France. Les filles vous y attendent.

MHSC 1-2 PSG
Dimanche 17 janvier 2016 – 14h15. 14e journée de D1. Terrain Mama Ouattara (Grammont). 950 spectateurs. Arbitre : Mlle Coppola. Mi-temps : 0-1.
Buts pour le MHSC : Léger (90e+2) ; pour le PSG : Seger (29e), Christiane (58e)
Avertissements : Dekker (90e) pour le MHSC> ; Boulleau (48e), Cruz (72e) pour le PSG
MHSC : Philippe – Torrent, Gadéa (cap.), Sembrant, Agard (Léger 52e) – Dekker, Torrecilla (Utsugi 67e) – Karchaoui, Alves, Toletti (Asseyi 78e) – Jakobsson. Entr.: Jean-Louis Saez
PSG : Kiedrzynek – Houara D'Hommeaux, Georges, Delannoy, Boulleau – Seger (cap) – Hamraoui, 17-Lisa Dahlkvist – Cruz (Erika, 90+2') – Mittag (Delie 78e), Cristiane. Entr.: Farid Benstiti


