Équipe pro masculine

Joris Chotard : « une compétition unique »

Ce 24 juillet, l’équipe de France Olympique démarre son tournoi par un match contre les USA (21h). Avant le début de sa préparation, Joris Chotard avait pris le temps de se poser pour évoquer cette échéance, avec envie et détermination.

Quel effet ça fait de se dire qu’on va participer aux Jeux Olympiques ?
C’est une fierté… une chance aussi parce que les JO, ce n’est pas facile d’y participer : c’est tous les 4 ans et de nombreuses caractéristiques doivent être réunies pour pouvoir y participer, que ce soit l’âge, le timing, le fait que le club vous libère ou non aussi… Pour toutes ces raisons, c’est une fierté de pouvoir saisir une telle opportunité de représenter l’équipe de France et de disputer une compétition unique.

discuter et échanger. C’est toujours enrichissant. J’aime beaucoup le tennis donc croiser de joueurs comme Nadal ou Djokovic s’ils sont là, ce serait top !

Quand on te parle des Jeux olympiques, quel premier souvenir te revient à l’esprit, tous sports confondus ?
C’est plus global pour moi. La France est une nation qui a énormément de potentiel dans tous les sports : que ce soit l’athlétisme, la natation, les sports de combats… On a de bons, voire des très bons sportives et sportifs dans toutes les catégories et je suis vraiment heureux de faire partie de la délégation tricolore. Il y a énormément de talents et de références et j’espère pouvoir croiser quelques athlètes, Français ou Étranger d’ailleurs, pour discuter et échanger. C’est toujours enrichissant. J’aime beaucoup le tennis donc croiser de joueurs comme Nadal ou Djokovic s’ils sont là, ce serait top !

Pensais-tu participer aux Jeux Olympiques un jour ? 

Quand on est footballeur, ce n’est pas forcément la première compétition à laquelle on pense. Il y a la Coupe du monde, l’Euro, la Ligue des champions… mais disputer les JO sont une énorme opportunité parce que, comme je l’ai dit précédemment, ce n’est pas facile de réunir toutes les conditions pour pouvoir y participer. Quand on a la chance d’y parvenir, c’est une compétition unique en en son genre, donc il faut en profiter.

Le fait que ce soit en France, ça rajoute quelque chose de plus ?
Oui bien sûr ! Les Jeux Olympiques en France ce n’est pas tous les tous les 4 matins, donc c’est forcément une chance en plus.

A quoi t’attends-tu, sportivement et émotionnellement ?
Sportivement, j’espère qu’on va faire un beau parcours. Je pense qu’on a une très belle équipe pour aller loin dans cette compétition… De toute façon, ce sera notre objectif d’aller le plus loin possible pour bien représenter la France et tous les Français. Après, émotionnellement, si on a la chance de de remporter une médaille, ça peut être quelque chose de fort d’entendre La Marseillaise avec la médaille autour du cou.

Les Jeux Olympiques en France ce n’est pas tous les tous les 4 matins, donc c’est forcément une chance en plus.

C’est difficile de savoir au moment de cette interview (mi-mai, NDLR), qui va être présent dans cette liste, mais quel regard portes-tu sur cette génération U23 dont tu fais partie, sans parler des éventuelles sélections de 3 joueurs de plus de 23 ans comme l’autorise le règlement ?
C’est une belle génération, avec beaucoup de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs.  Cette génération a énormément de potentiel et de talent mais, comme on le dit souvent, je pense que c’est l’équipe et l’homogénéité du groupe va faire qu’on pourra aller loin dans cette aventure.

Un mot sur vos adversaires dans ce 1er tour : les USA, la Nouvelle-Zélande et la Guinée…
Comme on l’a vu lors des précédents JO (à Tokyo en 2021), ce n’est pas facile car certaines équipes se préparent longtemps à l’avance pour cette échéance. Même si la France est un grand pays de football et qu’elle fait logiquement partie des favoris, il faut se méfier de cette hypothétique hiérarchie sur le papier. Que ce soit dans notre groupe ou dans les autres, les équipes seront très bien préparées. Cette compétition sera aussi un objectif pour elles, donc, il va falloir prendre tous les matchs au sérieux parce que chacune de ces 3 rencontres s’annoncent compliquées.

C’est une belle génération, avec beaucoup de joueurs qui évoluent dans les plus grands clubs.  Cette génération a énormément de potentiel et de talent mais, comme on le dit souvent, je pense que c’est l’équipe et l’homogénéité du groupe va faire qu’on pourra aller loin dans cette aventure.

Téji Savanier, Modibo Sagnan et Arnaud Nordin ont disputé la dernière édition des JO avec l’équipe de France, à Tokyo. En as-tu discuté avec eux ?
Celui avec qui j’en ai le plus parlé, c’est Téji. Il m’a dit que c’était quelque chose de d’incroyable ! Après, c’était aussi particulier pour lui car nous étions en période post-covid, avec un village olympique confiné et rien d’autre entre guillemets… mais il m’a tout de même dit que cette expérience resterait à jamais gravée dans sa mémoire.

émotionnellement, si on a la chance de de remporter une médaille, ça peut être quelque chose de fort d’entendre La Marseillaise avec la médaille autour du cou.

Quels sont tes objectifs individuels et collectifs dans cette compétition ?
Dans les deux cas, ils sont assez hauts. La France est une grande nation du foot, donc, l’objectif sera dans un premier temps de passer les poules, pour passer ensuite à la phase éliminatoire et aller le plus loin possible. A titre personnel, j’espère profiter de chaque moment, de chaque minute de temps de jeu, de profiter de cette chance d’être là et de me donner à fond pour aider l’équipe au maximum.

Qu’as-tu pensé de la saison écoulée du club, autant collectivement que sur un plan plus personnel ?
Collectivement, je dirai en demi-teinte. On se l’est souvent répété entre nous mais je pense qu’il y avait mieux à faire sur pas mal de matchs. On a été capable d’être très solides et efficaces sur certains matchs, puis, sur d’autres au contraire, de se montrer très friables et de ne pas être du tout chirurgicaux dans les 2 surfaces. On s’est maintenu en Ligue 1, c’était le plus important, mais, je pense que on aurait pu faire mieux. Même si l’objectif principal était le maintien, il y a un peu de déception sur notre classement final la saison dernière.

A titre personnel, tu as beaucoup joué. Content de ta saison ?
Je pense avoir fait une bonne première partie de saison. Ensuite, le collectif a connu un petit creux, moi compris. Nous avons vécu une série négative où là, forcément, c’était compliqué, collectivement et individuellement de sortir du lot. Ensuite, nous avons su relever la tête pour bien finir la saison et obtenir ce maintien. D’ailleurs, les supporters nous ont soutenus tout au long de la saison et leur soutien a été un plus indéniable. Leurs encouragements (et leur mécontentement aussi parfois parce que je pense que même si ça ne nous fait pas plaisir, cela montre leur implication et leur attachement au club et le fait qu’ils soient convaincus que nous pouvons faire mieux) ont été utiles, Que ce soit dans les bons ou dans les mauvais moments, ils ont toujours été là. Quand il a fallu jouer les matchs cruciaux, ils nous ont soutenus et nous sommes parvenus à réaliser une belle série. Certaines images de nos arrivées au Stade avec leur soutien et leurs chants restent gravés dans ma mémoire et on les en remercie.

Crédit photos : FFF

Modibo Sagnan : « Qu’il profite à fond ! »

Il y a 3 ans, Modibo Sagnan faisait partie de l’équipe de France Olympique engagée à Tokyo, aux côtés de ses actuels coéquipiers montpelliérains, Téji Savanier et Arnaud Nordin. Devenu depuis international malien, Modibo se souvient de cette expérience avec une certaine émotion : « Même si ça ne s’était pas très bien passé sur le plan sportif (élimination au 1er tour NDLR),  je garde de très bons souvenirs de cette aventure olympique, raconte-t-il. Participer à un grand événement comme celui-là, franchement, c’était très fort. Tu es dans un contexte unique, très exposé, avec une très forte couverture médiatique, tu affrontes les joueurs venus du monde entier… » Et lorsqu’on demande à Modibo le conseil qu’il donnerait à Joris Chotard avant cette aventure, sa réponse fuse directement : « Qu’il profite à fond, tout simplement ! En plus, c’est en France, à Paris, donc franchement, vivre des JO dans son pays, ça s’annonce génial ! »

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