Jamel Saihi : « Rester soudés »
Figure de la dernière décennie du MHSC, le milieu de terrain né et formé à Montpellier et également passé par Angers, nous livre les clés de cette rencontre.
Quand on te dit que le MHSC a 50 ans, quel effet cela te fait-il ?
C’est beau ! 50 ans ce n’est pas rien, c’est un demi-siècle et bon nombre de ces 50 années ont été passées dans l’élite. En 50 ans, le club a réalisé de beaux exploits, dont le titre de Champion de France en 2012, la Coupe de France 1990, les succès en Coupe Gambardella… De nombreux joueurs talentueux ont défendu les couleurs du club…. Pour toutes ces raisons, ces 50 dernières années ont été bien remplies.

Je suis arrivé au club en 1999. J’avais 12 ans et j’y suis resté 17 ans. Quand tu passes autant de temps dans un club, que tu gravis tous les échelons pour devenir pro et remporter le titre de Champion de France avec ton club formateur, c’est magnifique et ça marque une vie
Comment as-tu vécu les festivités de ce cinquantenaire ?
C’était magnifique ! Ça m’a fait plaisir de retrouver certains de mes anciens coéquipiers que je n’avais pas vu depuis quelques temps et le fait de rejouer, même si ma fin de carrière remonte à pas très loin, ça fait toujours ressortir certaines émotions. Il y avait une bonne ambiance, du monde au Stade… Refouler cette pelouse, retrouver ce vestiaire, s’asseoir à la même place que quand j’étais joueur puisque notre intendant, Christian Masi, s’en souvenait, c’était très plaisant et émouvant.
Que retiens-tu de cette aventure au MHSC ?
Je suis arrivé au club en 1999. J’avais 12 ans et j’y suis resté 17 ans. Quand tu passes autant de temps dans un club, que tu gravis tous les échelons pour devenir pro et remporter le titre de Champion de France avec ton club formateur, c’est magnifique et ça marque une vie. J’en garderai des souvenirs inoubliables jusqu’à mon dernier jour. Je retiens beaucoup de bons moments, d’autres un peu plus difficiles aussi, sans oublier de magnifiques rencontres. J’ai eu la chance de côtoyer de très bons éducateurs et, bien évidemment, la famille Nicollin qui a toujours été là, présente pour tous les jeunes jusqu’aux pros. Ce n’est pas pour rien que le MHSC fait partie des meilleurs clubs formateurs et j’espère que ça va continuer ainsi.

Quel est ton meilleur souvenir chez nous ?
La soirée du match du titre à Auxerre. Le contexte du match était particulier, il y a eu plusieurs arrêts après des jets de projectiles, une certaine pression, mais une bonne pression. Il nous restait quelques minutes pour achever une saison magnifique et ça restera le plus beau souvenir.
Pour toi qui es né et a grandi à Montpellier, c’était encore plus fort ?
Ça rajoute quelque chose, oui ! Ça va peut-être surprendre mais je ressentais moins de pression, car je donnais naturellement étant donné que Montpellier, c’est ma ville. Ça me permettait de jouer plus libéré, parce que c’est ‘’mon’’ club. J’étais dans ma ville, devant ma famille. Quand j’étais jeune, même avant de signer au Centre de Formation du MHSC, quand je jouais au Mas Prunet ou à Lavérune, j’allais voir les matchs au Stade de La Mosson et jamais je ne m’étais imaginé devenir pro et fouler un jour cette pelouse. C’est arrivé et j’ai vécu un rêve éveillé. Avoir suivi le MHSC quand j’étais enfant, avoir réussi à jouer pour cette équipe-là et gagner un titre, c’est magnifique !
Quand j’étais jeune, même avant de signer au Centre de Formation du MHSC, quand je jouais au Mas Prunet ou à Lavérune, j’allais voir les matchs au Stade de La Mosson et jamais je ne m’étais imaginé devenir pro et fouler un jour cette pelouse. C’est arrivé et j’ai vécu un rêve éveillé

Tu as également passé une saison à Angers (2016-2017). Quel souvenir en gardes-tu ?
J’ai été très bien accueilli là-bas. Mon arrivée s’est concrétisée un peu tardivement, en fin de mercato, il y avait beaucoup d’attentes. Malheureusement, j’ai eu une blessure au mauvais moment et l’équipe avait enchaîné les bonnes prestations durant mon absence. Du coup, le coach a maintenu sa confiance à l’équipe qui restait sur une bonne dynamique. D’un point de vue humain, c’était une bonne expérience et, d’un point de vue sportif, un peu moins. C’est dommage mais c’est comme ça. Ça fait partie du foot.
Le club a besoin d’une union sacrée autour de lui (…) Les supporters doivent soutenir l’équipe jusqu’au bout et je leur fait confiance pour ça !
Quel regard portes-tu sur la situation actuelle du MHSC ?
Le club vit une saison plus que compliquée. Si on enlève le match de Coupe de France, l’équipe semble revenir de mieux en mieux ces dernières semaines. De toute façon, ça va se jouer dans la tête. Dans le jeu et dans le contenu, il n’y a pas que du mauvais. Il faut que toute l’équipe se remette au diapason, que chacun joue pour son copain qui est juste à côté et, après, les qualités techniques ne peuvent pas disparaître comme ça du jour au lendemain. A Lyon, malgré la défaite, j’ai trouvé des aspects très positifs qui montrent que cette équipe a de la qualité et peut s’en sortir.

À quel genre de match t’attends-tu ?
A une certaine époque, on parlait de match à 6 points. Maintenant, même si c’est encore plus le cas face à des concurrents directs, tous les matchs seront importants jusqu’à la fin de la saison. De toute façon, le MHSC devra battre tous ses rivaux directs à la maison pour se sauver, tout en essayant d’aller gratter quelques points à l’extérieur pour se sauver.
Pour conclure, quel message adresserais-tu aux supporters pailladins ?
Je comprends que les supporters soient contrariés et déçus de la situation. Même quand l’équipe joue bien, comme à Lyon, ça ne fonctionne pas ; comptablement c’est dur… Cela dit, le club a besoin d’une union sacrée autour de lui. Il faut toujours rester soudés. Le club a déjà connu des moments difficiles et s’en est toujours relevé. Ils doivent soutenir l’équipe jusqu’au bout et je leur fait confiance pour ça !



