Histoire

Nicolas Ouédec : « De très beaux souvenirs »

Cette saison, un ancien joueur des deux clubs présente la rencontre du jour. Montpelliérain entre janvier 1999 et membre du fameux trio nantais champion de France en 1995 (avec Loko et Pedros), reconstitué par le Président Louis Nicollin à l’été 1999, le meilleur buteur de D1 1994 livre son regard sur le match et ses souvenirs

Nicolas, jouez-vous encore au foot, 19 ans après l’arrêt de votre carrière professionnelle, en 2005 ?
J’ai récemment joué sur la plage avec mon fils, c’est tout ! (sourire). J’ai lâché le football depuis très longtemps. Je suis contacté assez régulièrement par les anciens Canaris, ici, sur la région nantaise, mais la flamme s’est éteinte au moment où j’ai arrêté ma carrière. Le football m’intéresse, je le suis et je suis toujours passionné, mais de là à jouer, non. Aujourd’hui, je joue plutôt au tennis, en ce qui concerne les activités physiques.

« Michel Der Zakarian et Antoine Kombouaré sont deux entraîneurs qui ont la faculté de tirer le meilleur de l’effectif mis à leur disposition. »

Que devenez-vous ?
J’ai rencontré ma 2ème femme lors de mes dernières années de football professionnel durant lesquelles j’évoluais en Chine. A l’arrêt de ma carrière, nous avons acheté un hôtel à 5 minutes du stade de la Beaujoire que nous avons tenu pendant 11 ans. J’ai toujours été entrepreneur dans l’âme. Aujourd’hui, j’ai quelques projets. En attendant, je profite un peu.

Quel regard portez-vous sur le FC Nantes actuel dont vous avez porté les couleurs pendant 7 saisons avec un titre de champion de France en 1995 et un titre de meilleur buteur du championnat la saison précédente ?
L’effectif nantais n’a pas beaucoup bougé cet été. Depuis 6-7 ans, le club a disputé 2 finales de Coupe de France, ce qui constitue une belle cerise sur le gâteau, notamment pour les supporters, mais les saisons se suivent et se ressemblent. Il n’y a pas beaucoup de moments où on a l’occasion de vraiment s’enthousiasmer. Le Nantes actuel est une équipe difficile à manoeuvrer. On est loin de l’histoire et de l’ADN de ce club mythique. Le club lutte souvent pour ne pas descendre et on espère que le FC Nantes retrouvera son lustre d’antant.

A quel genre de matchs vous attendez-vous ?
Je connais très bien Michel (Der Zakarian) et Antoine (Kombouaré). Ce sont deux entraîneurs qui ont la faculté de tirer le meilleur de l’effectif mis à leur disposition. Si l’ont fait toujours appel à eux, c’est qu’ils font bien leur travail. Ils sont respectés et ils ont une ligne directrice. Ils font avec ce qu’on leur donne mais ils le font très bien. Montpellier est une équipe difficile à manoeuvrer aussi, avec peut-être un peu plus de créativité, notamment grâce à Téji Savanier.

 

« Mon aventure sportive au MHSC ne s’est pas passée comme prévue mais ça reste une période de ma vie qui aura compté »

Michel Der Zakarian présente la particularité d’avoir entraîné les 2 clubs…
Michel est un homme très attachant et je l’apprécie beaucoup. Quand il dit quelque chose, c’est toujours en face. Il est droit. Il n’y a pas d’embrouille avec lui. Le plus marrant, c’est qu’il est méridional sur le banc de touche, très exubérant, très sanguin, même s’il s’est un peu calmé, et dans la vie, il n’a pas trop le caractère d’un Sudiste (sourire).

Avec le recul, 25 ans après, quel regard portez-vous sur votre passage au MHSC (janvier 1999-juillet 2001) ?
Je retiens avant tout, toutes les rencontres que j’ai fait là-bas ; de la famille Nicollin aux joueurs que j’ai rencontrés et dont certains sont devenus des amis. Nous avons passé quelques jours à Montpellier l’année dernière et j’ai revu avec plaisir des personnes comme Jean-Christophe Rouvière ou Frédéric Garny. Ce passage à Montpellier est une période de ma vie ancrée en moi. C’est une région très accueillante. Évidemment, l’aventure sportive ne s’est pas passée comme prévue pour différentes raisons (victoire en Coupe Intertoto à l’été 1999, relégation en L2 en mai 2000 et remontée dans l’élite au printemps suivant, NDLR), mais ça reste une période de ma vie qui aura compté. Je reviens toujours dans la Région avec plaisir.

Vous avez aussi inscrit des buts marquants avec le maillot du MHSC sur les épaules…
Oui, j’ai d’ailleurs revu avec plaisir le but que j’avais marqué au Parc des Princes lors de la victoire du MHSC en 1999, alors que j’évoluais encore au Paris Saint-Germain quelques mois plus tôt. Je me souviens aussi de la victoire en intertoto à Hambourg, du but en Coupe de l’UEFA (aujourd’hui Europa League) contre l’Etoile Rouge de Belgrade à Sofia… Même si j’avais connu de grandes émotions à Nantes auparavant, la ferveur qui régnait à La Mosson, c’est aussi quelque chose qui vous touche. On ne peut pas y être indifférent. Le MHSC est un club qui vit, qui respire par tous les pores de son organisme. Que ce soit les joueurs, les dirigeants, le staff médical, les membres de l’administratif, tout le monde a envie de bien faire et on ressent de belles émotions dans ce club. J’espère que Laurent (Nicollin) continuera de pérenniser ce club. On sait que c’est compliqué actuellement sur le plan économique, mais je suis persuadé que le MHSC est entre de bonnes mains. Je ne garde que de bons souvenirs de mon passage à Montpellier.

Le MHSC fête son 50ème anniversaire cette saison. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
C’est magnifique. Le MHSC est un vrai village d’irréductibles parce que son ADN est rare et risque d’être de plus en plus rare. On sent vraiment la passion qui anime cette famille et l’envie de pérenniser ce club sur le long terme. Ça a déjà été car 50 ans, c’est un vrai signe de longévité. J’espère que ça durera encore de longues années et c’est tout ce que je leur souhaite.

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