« un parcours incroyable »
En 9 saisons au club, Joris Marveaux a activement participé au renouveau pailladin en prenant part, notamment, à la montée en Ligue 1 de 2009, à la conquête du titre de Champion de France en 2012 puis à la campagne de Ligue des Champions qui s’en est suivie. Apparu à 231 reprises sous la tunique montpelliéraine, il s’est prêté au jeu de notre interview des 50 ans
Quand on te dit que le MHSC a 50 ans, ça t’inspire quoi ?
C’est une belle histoire de passion et de fidélité. Peu de clubs en France ont une identité aussi marquée, portée par des figures emblématiques comme Louis Nicollin. Le MHSC, c’est une famille qui a grandi en gardant ses valeurs, avec des hauts et des bas, mais toujours avec une âme forte.

On avait un collectif soudé, un état d’esprit exceptionnel, et on a réussi à écrire l’histoire avec ce titre de Champion de France
Comment ton arrivée au club (durant l’été 2008), s’est-elle concrétisée ? Qu’est-ce qui t’avait donné envie de venir ?
Je sortais de 2 belles saisons avec le Clermont Foot et j’avais marqué face au MHSC à La Mosson lors de la saison 2007-2008. J’ai reçu un coup de fil de Rolland Courbis qui ambitionnait de remonter en Ligue 1. Au MHSC, je suis venu chercher une atmosphère différente : le côté plus sanguin du Sud pour me challenger. C’était un peu a l’opposée de mon caractère et c’est ce dont je pensais avoir besoin pour franchir un pallier.
De la Ligue 2 à la Ligue des Champions, raconte-nous cette épopée ?
C’était un parcours incroyable, avec des étapes marquantes : la montée en Ligue 1 qui arrive à la dernière journée. On est arrivé dans cette ligue 1 sans aucun complexe, on voulait ‘‘marcher sur tout le monde’’. La progression du groupe a été incroyable, l’arrivée des jeunes du Centre de Formation… et puis cette saison 2011-2012 où tout s’est aligné. On avait un collectif soudé, un état d’esprit exceptionnel, et on a réussi à écrire l’histoire avec ce titre de Champion de France. La saison suivante est passée comme une fusée. Ces 6 matchs de Ligue des Champions sont passés trop vite. J’envie ceux qui ont eu la chance de la rejouer comme Rémy (Cabella) aujourd’hui encore avec le LOSC.
Qu’est-ce qui fait, pour toi qui viens de l’extérieur, les spécificités de ce club ?
Je ne vais rien inventer : l’aspect familial avant tout. Le MHSC est un club qui fonctionne avec des valeurs fortes, où l’humain est au centre du projet. Beaucoup de joueurs marquants ont contribué à l’histoire du club. Laurent Blanc, Eric Cantona, Olivier Giroud… C’est un club qui a réussi à mettre en avant de grands joueurs.

Quel est le meilleur souvenir de ton passage chez nous (9 saisons et 231 matchs disputés sous le maillot pailladin) ?
La montée en Ligue 1 en mai 2009. J’ouvre le score lors du match décisif de la dernière journée contre Strasbourg et, surtout, monter en Ligue 1
était, à la base, mon objectif ultime. J’avais quitté le FC Lorient en refusant un contrat en Ligue 1 à 24 ans… Mon rêve de gosse, c’était de jouer au plus haut niveau, en Ligue 1 et d’y être titulaire. Le titre c’était incroyable mais inespéré, pas du tout sur ma feuille de route.
J’avais quitté le FC Lorient en refusant un contrat en Ligue 1 à 24 ans… Mon rêve de gosse, c’était de jouer au plus haut niveau, en Ligue 1 et d’y être titulaire. Le titre c’était incroyable mais inespéré, pas du tout sur ma feuille de route.

Quel regard portes-tu sur la saison en cours ?
Quand tu vois ce qui est arrivé à Lorient, Bordeaux ou Saint-Étienne, tu ne peux pas exclure qu’une saison comme celle-ci arrivera. Cela dit, nous n’y sommes pas encore. Il faut rester solidaire malgré les mauvais résultats et les déceptions individuelles. C’est l’une des choses les plus difficiles à faire. C’est une guerre des nerfs pour passer devant les autres à la fin. Grappiller des points par ci par là, être content d’accrocher les barrages.
une guerre des nerfs pour passer devant les autres à la fin. Grappiller des points par ci par là, être content d’accrocher les barrages
Que penses-tu de l’Olympique Lyonnais, notre adversaire du jour ?
Rien de particulier. J’espère juste que l’on va leur jouer un mauvais tour (sourire).
Que deviens-tu aujourd’hui ?
Je termine ma phase de transition après ma carrière de joueur. Je me suis investi dans plusieurs projets entrepreneuriaux, notamment dans l’accompagnement des sportifs en reconversion et dans le développement du sport en général.
Peux-tu nous présenter ‘‘Montpellier Héritage’’ dont tu es le Président ? Comment t’es venue cette idée et comment cela va-t-il se décliner ?
‘‘Montpellier Héritage’’ est une association créée pour rassembler les anciens joueurs du club et maintenir le lien entre générations. L’idée est venue en participant à un tournoi entre anciens. Je trouvais que ça avait du sens de se structurer. On organise des événements, des rencontres et on veut aussi s’impliquer dans des actions sociales et caritatives.

‘‘Montpellier Héritage’’ est une association créée pour rassembler les anciens joueurs du club et maintenir le lien entre générations
Qu’as-tu ressenti lors de la journée des 50 ans et le match des légendes ?
Beaucoup d’émotions… Revoir d’anciens coéquipiers, sentir la ferveur du public, c’était un vrai moment de partage. Ça montre à quel point le MHSC a marqué les esprits et laissé une trace dans la vie de beaucoup de joueurs.
Pour conclure, quel message délivrerais-tu aux supporters du MHSC ?
C’est une chance incroyable de venir voir des matchs de Ligue 1. Eux aussi doivent répondre présents. Dans les moments difficiles, leur soutien fait la différence. Continuez à pousser derrière l’équipe pour l’aider à atteindre le maintien !



