Équipe pro masculine

Christopher Jullien : « Un bonheur de rejouer ! »

Après une saison entière sans jouer, le défenseur de 32 ans a retrouvé les terrains cet été. Son retour à la compétition, ses sensations, le début de saison de son équipe, le réapprentissage de la Ligue 2… Christopher nous dit tout, avec sa sincérité et sa joie de vivre habituelles

Quel regard tu portes sur le début de saison, autant personnellement que collectivement ?
Physiquement, ça va bien et, mentalement, aussi ! Quand le corps suit, c’est très bien et je suis assez content là-dessus (sourire). Concernant le début de saison, il me semble très positif car suis satisfait de la façon dont nous avons effectué la transition Ligue 1 – Ligue 2. J’ai connu une situation similaire au tout début de ma carrière, à l’AJ Auxerre, et je sais que ce n’est pas facile. Après une descente, il y a beaucoup de difficultés. Au niveau des joueurs, pour certains qui ont passé de longues saisons dans l’élite, c’est difficile de s’adapter à la Ligue 2. Cette transition peut faire mal à la tête et ça peut emmener un groupe vers de mauvaises retombées. Pour éviter cela, je trouve que le club a bien fait les choses. Des efforts ont été effectués sur pas mal d’aspects, notamment au niveau du centre d’entraînement ; Je pense aussi aux joueurs qui sont arrivés et qui sont de bons footballeurs et de bonnes personnes. Ça se voit à l’entraînement, sur le terrain et dans la vie de groupe. On sait que notre groupe est très jeune, mais l’équipe est sur la bonne voie, donc c’est positif.

La transition Ligue 1 – Ligue 2  peut faire mal à la tête et ça peut emmener un groupe vers de mauvaises retombées. Pour éviter cela, je trouve que le club a bien fait les choses

Certes, mais, au niveau des résultats, l’équipe n’a pris que onze points…
Comptablement, notre début de saison est mitigé, en effet car, en tant que compétiteur, tu as envie de gagner le plus souvent possible. Après, il y a eu de faits de jeu, des faits de matchs qui, parfois, n’ont pas été en notre faveur. J’espère qu’à d’autres moments dans la saison, ça tournera plus dans notre sens. On le voit par exemple sur des matchs comme à Troyes ou contre Boulogne à la maison. Dans ces deux cas précis, les infériorités numériques nous ont mis en difficultés sur les 2 matchs. Je pense que sur ces 6 points en jeu lors de ces 2 matchs, nous aurions peut-être pu gratter quelque chose. Dans ce championnat, dès que tu joues à 10 contre 11, c’est tout de suite plus difficile. Plus globalement, il y a peu, le coach nous a sorti une statistique disant qu’une équipe qui marque le premier but a 80-85% de chance de gagner. C’est énorme et ça montre notamment à quel point ce championnat est serré. Pour en revenir à la question initiale, il est vrai que nos résultats sont en dents de scie. Nous sommes dans une période de transition mais je trouve, encore une fois, que c’est assez positif. Je vois des bonnes choses, les comportements sont bons, le groupe bosse bien et je suis persuadé que ça va finir par porter ses fruits.

Justement, le groupe a été considérablement rajeuni. Quel regard portes-tu là-dessus et as-tu un rôle spécifique, notamment grâce à ton expérience ?
Le plus important quand un groupe est jeune, c’est que ces jeunes joueurs aient envie de bosser, qu’ils aient la mentalité pour avancer, qu’ils veuillent progresser et apporter leur pierre à l’édifice… et je trouve que c’est le cas ici. Que ce soit les joueurs issus du Centre de Formation, ceux qui sont restés ou ceux qui viennent d’arriver, y compris les joueurs prêtés, je trouve qu’il y a une très bonne ambiance de travail. Tout le monde cherche à bosser, à apporter un plus pour l’équipe et je trouve que ça tire le groupe vers le haut. C’est pour cela que je suis positif pour l’avenir et que je suis convaincu que ça va finir par payer.
De mon côté, il est certain que je fais partie de ceux qui ont un peu plus de ‘’bouteille’’, mais j’essaie d’être le plus simple possible. J’essaie de guider mes partenaires, d’avoir mon petit rôle de leader dans le vestiaire, d’être irréprochable mais après…. c’est sur le terrain qu’il faut montrer et donner le maximum pour avancer.

Tu as passé un an sans jouer en raison d’une blessure au genou. Comment te sens-tu au niveau des sensations et du rythme ?
L’année dernière, c’était un peu chaotique, je ne vais pas le cacher. Quand tu es sur le côté en raison d’une blessure, que tu ne peux pas jouer et que tu es impuissant par rapport à la situation puisque tu ne peux pas aider l’équipe, c’est franchement dur. C’était compliqué de venir tous les jours et de ne pas pouvoir essayer de sauver le bateau.
Cet été, la préparation a été très importante pour moi ; le coach et le staff ont mis en place une préparation qui a été très positive pour moi, je n’ai eu aucun pépin physique, je me suis bien senti et, aujourd’hui, je me sens bien sur le terrain. J’arrive à bien retrouver mes repères. En plus, le fait d’évoluer en charnière centrale avec des garçons comme Julien Laporte, Bećir Omeragic ou Yaël Mouanga, qui sont des joueurs quoi communiquent beaucoup, m’a permis de vite retrouver mes sensations

Tout le monde cherche à bosser, à apporter un plus pour l’équipe et je trouve que ça tire le groupe vers le haut. C’est pour cela que je suis positif pour l’avenir et que je suis convaincu que ça va finir par payer.

Tu avais fait un passage en Ligue 2 il y a 15 ans. Comment trouves-tu ce championnat aujourd’hui ?
L’impact physique est le même. Etant un fan de football américain, je trouve qu’il y a pas mal de similitudes avec la Ligue 2 dans le sens où il n’y a aucun match où tu peux être sûr du résultat avant le coup d’envoi. Mis à part peut-être l’AS Saint-Etienne qui a gardé son ossature et s’est même renforcée et est donc favori, sans pouvoir pour autant se reposer sur ses lauriers, le championnat est très homogène. Tout le monde peut battre et le moindre détail peut faire basculer le match d’un côté ou de l’autre. C’est une autre similitude par rapport à la NFL : Tu peux mettre des choses en place la semaine, penser que tu as trouvé la bonne formule et la reconduire le week-end souvent mais, d’une semaine sur l’autre, tout peut devenir totalement différent. Je me répète mais le mot homogène est le plus représentatif. C’est ce qui fait, je pense, la beauté de ce championnat.

Il nous manque un peu d’expérience et de vice. D’un autre côté, quand une équipe est jeune comme c’est notre cas, il faut en passer par là. C’est souvent en faisant des erreurs, qu’on apprend

Qu’est ce qui manque aujourd’hui à notre équipe pour être dans le haut du tableau. En quoi doit-elle progresser ?
A l’image de notre dernier match contre Saint Étienne par exemple, je trouve qu’il nous manque un peu d’expérience et de vice. D’un autre côté, quand une équipe est jeune comme c’est notre cas, il faut en passer par là. C’est souvent en faisant des erreurs, qu’on apprend. Pour l’instant, nos adversaires nous font payer chacune d’entre elles et j’espère que bientôt, c’est nous qui saurons faire de même et exploiter la moindre erreur adverse pour engranger des points. Pour l’instant, ça fait partie des choses qui nous manquent. Cela dit, la Ligue 2 est un marathon et nous ne sommes qu’au début du championnat donc je reste positif.

la Ligue 2 est un marathon et nous ne sommes qu’au début du championnat donc je reste positif

Un mot sur cette trêve et sur vos 2 prochains adversaires, Dunkerque et Nancy ?
Les 3 jours de repos après Saint-Étienne nous a fait du bien à la tête et au corps. Ensuite, on profite de cette trêve pour continuer à bosser, essayer de progresser et de combler nos manques pour devenir meilleurs et progresser. Concernant nos deux futurs adversaires, Dunkerque et Nancy ont plutôt bien démarré leur saison. Ça va être 2 matchs difficiles mais 2 beaux matchs à jouer. Cela dit, je suis positif pour l’équipe. Ce match contre Saint Étienne nous a nous montré des belles choses. Il faut qu’on bâtisse sur cette prestation et qu’on garde cette envie. A nous aussi d’être plus décisifs dans les 2 surfaces. Je suis impatient d’y être et que nous puissions repartir de l’avant.

Quels sont tes objectifs personnels et collectifs cette saison ?
Comme je l’ai dit au Président et au coach quand ils m’ont fait confiance au moment de ma prolongation de contrat cet été, ça me tenait à cœur de rester ici pour repartir au combat et aider le MHSC à remonter en Ligue 1.
Collectivement, j’aimerais bien qu’on puisse remonter à l’étage supérieur le plus rapidement possible. Après, on sait tous que ce championnat est dur et que c’est un long marathon. Il va nous falloir être forts mentalement, physiquement et qu’on évite les petits pépins par ci par là pour être à 100-120% le weekend. Ça va être dur mais on va bosser fort pour faire une belle saison. Sur un plan plus personnel, je n’ai pas réellement d’objectifs individuels, si ce n’est d’enchaîner le plus de matchs possibles, d’être performant et d’essayer de n’avoir aucun pépin physique après la saison blanche que j’ai vécue l’année dernière. Déjà, rien que le fait de retrouver les terrains et la compétitions après la longue blessure que j’ai vécue, c’est un vrai bonheur que je savoure chaque jour.

Un mot sur ton but contre Bastia ?
C’était mon premier but à La Mosson donc il me fait vraiment plaisir, même si c’est dommage qu’il n’arrive que maintenant (sourire). J’ai toujours aimé marquer des buts de la tête et avec les tireurs de coups de pied arrêtés que nous avons, dont Téji (Savanier) bien sûr… C’était très plaisant et j’espère que j’en marquerai encore d’autres (sourire)

Je tiens à remercier les supporters pour leur incroyable soutien parce que, pour eux aussi, cette transition Ligue 1-Ligue 2, n’est pas facile à vivre. Pourtant, ils sont là et bien là. Les voir tous les weekends derrière nous comme ça, ça fait franchement plaisir.

Je voudrais aussi conclure par un message pour nos supporters. Je comprends leur frustration par rapport à certains résultats. Quand je vois ce poteau à la première minute contre Saint-Etienne, le stade en feu et que derrière on prend un but, ça fait vraiment mal. J’aimerais vraiment remercier les supporters pour leur incroyable soutien parce que, pour eux aussi, cette transition Ligue 1-Ligue 2, n’est pas facile à vivre. Pourtant, ils sont là et bien là. Les voir tous les weekends derrière nous comme ça, ça fait franchement plaisir. C’est une chance pour nous. Si on veut performer et atteindre notre objectif, ça va être tous ensemble. On a besoin d’eux et de leur soutien. Nous sommes une famille et il va falloir faire la différence tous ensemble. Nous allons toujours tout donner sur le terrain. Il y aura des hauts et des bas, des matchs comme Boulogne où nous passerons à travers ; mais il faut qu’on reste ensemble quoi qu’il arrive. Nous ne lâcherons pas et nous savons qu’ils ne nous lâcheront pas non plus. On compte sur eux. J’espère que cette saison se terminera par un beau truc ensemble. Encore une fois merci et bravo à eux.

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