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Faitout Maouassa : « Content de revenir à La Mosson »

Montpelliérain lors de la saison 2022-2023, le gaucher de 27 ans est revenu cet été à Nancy, son club formateur. A l’heure de retrouver le Stade de La Mosson, il se livre sur son passage dans l’Hérault, son retour en Lorraine et sa vision du match du jour.

Que deviens-tu depuis ton départ du MHSC, à l’issue de la saison 2022-2023 ?
Quand je quitte le MHSC, en juin 2023 à l’issue de mon prêt, je repars au FC Bruges et je signe à Lens, toujours en prêt, durant la dernière journée du mercato. Je fais les 6 premiers mois à Lens puis je pars à Grenade en janvier où ça ne s’est pas très bien passé parce que le coach qui me voulait s’est rapidement fait licencier. Ensuite, je retourne à Bruges. J’ai fini par résilier mon contrat et je suis resté une saison entière sans club, avant de retrouver l’AS Nancy Lorraine cet été.

Le MHSC est un club qui m’a permis de m’épanouir

A Lens, tu n’as pas eu de chance non plus…
Avec le recul, je pense que je n’ai pas fait ce qu’il fallait et que, de l’autre côté, le coach m’attendait sur certaines choses que je n’étais pas en capacité de faire à ce moment-là, parce qu’il faut savoir que je signe à Lens durant la dernière journée du mercato mais qu’à Bruges, durant l’intersaison, je m’entraînais seul ;
donc, en arrivant à Lens, je n’étais pas prêt tout de suite. Il me fallait du temps.

Quel regard portes-tu sur ton passage au MHSC, lors de la saison 2022-2023 ?
Quand je pense à cette époque, je me souviens d’Arnaud (Nordin), Elye (Wahi), parce qu’on était souvent ensemble, avec Bingourou Kamara (sourire). On s’entendait bien et je pense que ça se voyait sur le terrain, surtout avec Arnaud et Elye. Jouer en pro avec Arnaud alors qu’on se connaissait depuis notre enfance en région parisienne, c’était magnifique. Statistiquement aussi puisqu’Arnaud avait mis 9 buts cette année-là et moi 5. Elye, je n’en parle même pas, il claquait but sur but !
Il y a eu, certes, des moments compliqués dans la saison, mais le fait d’être bien entouré, avec un bon cadre, un bon groupe, dans un bon club, c’était top à vivre.

Quel est ton meilleur souvenir chez nous ?
J’en ai plusieurs. Le succès 7-0 à Brest (je n’avais jamais vécu ça dans ma carrière), et le succès 4-0 à Monaco, c’était excellent ! Au-delà-de ça, je me rappelle des entraînements, l’entente qu’il y avait ; on partait souvent faire des sorties ensemble en dehors du foot… Franchement, c’était un super groupe. Malgré les mauvais résultats au départ, même s’il y avait des tensions, ce qui est normal, le groupe ne s’est jamais fissuré. On nous grondait souvent mais tout le monde faisait en sorte de bien revenir à chaque fois.

Il y a du talent offensif des deux côtés et ça va nous amener je pense, à beaucoup d’intensité et à une grosse bataille tactique

Quel regard portes-tu sur la relégation du MHSC, en mai dernier ?
Je l’ai très mal vécue, tout comme ma femme parce que c’est un club où elle avait été très bien accueillie. Elle me disait que c’était triste pour Montpellier et je pense la même chose. Le MHSC est un bon club qui devait rester en Ligue 1
mais, quand les mauvais résultats s’enchaînent, le doute s’installe et ça devient très difficile de rebondir. C’est vraiment dommage.

Le MHSC est un bon club qui devait rester en Ligue 1 mais, quand les mauvais résultats s’enchaînent, le doute s’installe et ça devient très difficile de rebondir

Comment analyses-tu notre début de saison ?
Je dirai mitigé, mais il faut digérer. Le MHSC a l’habitude de côtoyer la Ligue 1 et, quand tu descends en Ligue 2, ce ne sont pas les mêmes réalités : En L2, il y a plus d’impact notamment et il faut s’y habituer.

Depuis cet été, te voilà de retour à Nancy. Pourquoi ce choix ?
Nancy est mon club formateur, c’est le club qui m’a lancé. J’avais déjà eu des échanges avec Mickaël Chrétien, qui était mon coéquipier et qui est aujourd’hui directeur sportif. Il m’appelait régulièrement. En plus ; à Nancy, je retrouve Pablo Correa. C’est le coach qui m’a lancé. Quand j’étais gamin, il m’a fait confiance, il m’a crié dessus, il m’a grondé, parfois aussi, mais je le considère comme une figure paternelle… Et j’estimais que, pour relancer ma carrière, c’était une bonne chose d’aller voir une personne qu’on considère comme sa figure paternelle. En général, quand ça ne va pas, en tant qu’humain, on va voir nos parents. C’est un peu l’image que j’ai avec lui. De plus, j’ai ma famille qui vit ici maintenant et être proche d’elle était un élément important.

la préparation d’avant saison a été compliquée. C’était dur mais, petit à petit, je retrouve de bonnes sensations

Comment ça se passe ton début de saison ? Toi qui es polyvalent, à quel poste évolues-tu ?
Partout ! (éclat de rire) Pour l’instant j’ai joué piston mais le coach peut me mettre partout parce qu’il y a 10 ans il me mettait partout déjà mais c’est quelque chose qui ne me dérange pas ! Pour revenir à la question, plus sérieusement, la préparation d’avant saison a été compliquée. C’était dur mais, petit à petit, je retrouve de bonnes sensations ; j’ai confiance. Après, je ne vais pas mentir, pendant un mois j’avais un doute. Je me demandais si j’allais retrouver les mêmes sensations qu’avant, mais je me sens vraiment de mieux en mieux.

Comment décrirais-tu cette équipe de l’AS Nancy Lorraine 2025-2026 ?
Elle est très généreuse dans l’effort. Nous avons un très bon groupe. J’ai été super bien accueilli et tout a été fait pour que je me sente comme si j’étais là depuis longtemps. Le groupe est à la fois homogène et de qualité, avec pas mal de styles différents.

A quel genre de match t’attends-tu face au MHSC ?
Je m’attends à un match avec une grosse intensité, deux équipes qui courent beaucoup et qui mettent beaucoup d’impact. A Montpellier, il y a aussi des individualités fortes qui sont capables de faire des différences comme Téji Savanier ou Alexandre Mendy pour ne citer qu’eux. Il y a du talent offensif des deux côtés et ça va nous amener je pense, à beaucoup d’intensité et à une grosse bataille tactique.

Revoir des joueurs avec qui j’ai joué, le staff, le stade, les vestiaires, le Président, bien sûr, ça va me faire plaisir

Pour conclure, quel effet cela te fait-il de retrouver le Stade de La Mosson ?
J’étais déjà revenu avec Lens lors de la saison 2023-2024 mais je n’avais pas joué. Franchement, ça va être bizarre et émouvant. Revoir des joueurs avec qui j’ai joué, le staff, le stade, les vestiaires, le Président, bien sûr, ça va me faire plaisir parce que le MHSC est un club qui m’a permis de m’épanouir. Je suis vraiment content à l’idée de revenir à la Mosson. (photos : MHSC et ASNL)

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