Merci Philippe !
Gardien du temple pendant plus de 40 ans, Philippe Peybernes a pris sa retraite à la fin du mois de juillet

Premier bureau allumé dès 7h du matin, tel un phare dans la nuit. Des notes de hard rock qui résonnent et l’odeur âcre de la cigarette. Voilà le souvenir qu’auront tous les visiteurs matinaux qui se présentaient à sa porte à Grammont.
Capitaine du vaisseau administratif, Philippe était plus qu’un DG, c’était un repère. Il a marqué toutes les générations de joueurs et de salariés. Toujours curieux de tout et accessible, il sympathisait aussi bien avec le personnel d’entretien qu’avec les cadres. C’est ainsi qu’au lendemain de son départ pour une retraite bien méritée, nombreux sont ceux qui se sentent un peu ‘‘orphelins’’. Lui qui aime tant les BDs était devenu en quelque sorte l’un des personnages principaux de l’histoire du MHSC.
Et cette histoire du MHSC, il l’a vécue pleinement. Arrivé en 1984 alors que la Paillade n’avait que 10 ans, il en est rapidement devenu son tuteur. Des montagnes russes d’émotions, des centaines de victoires, des buts en pagaille, des descentes parfois, des titres aussi avec la Coupe de France en 1990 et bien sûr le titre de Champion de France 2012. Des épopées encore à travers l’Europe et même Outre-Atlantique en 2012 lorsque le MHSC champion fait une tournée estivale aux Etats-Unis.
Une fidélité sans faille à un club mais surtout à une famille. Aux côtés de Louis Nicollin d’abord, une relation de plus de trente ans, l’homme de confiance toujours dans l’ombre du Président mais véritable cheville ouvrière de la structuration et de la professionnalisation du club. Une relation de loyauté qui a perduré avec Laurent Nicollin qu’il côtoie à Grammont depuis près de 25 ans.
A l’heure des aurevoirs, Philippe a souhaité partir « comme s’il revenait demain », peur de ses émotions au moment de quitter 41 ans de carrière. Plus qu’une page qui se tourne c’est un nouveau livre qui s’ouvre et le moment maintenant de penser aussi à profiter de la vie.
Pailladin un jour, Pailladin toujours
Ciao Peyb, bonne retraite !


