
[RdP] Frédéric Hantz : « Le temps n’efface rien mais il lisse les sentiments »

La Revue de Presse du jour nous amène au coach pailladin. Samedi à l'occasion de SC Bastia vs MHSC, Frédéric Hantz fera en effet son retour à Furiani pour la première fois depuis son départ du Sporting au terme de la saison 2013/14. Canonisé par le public bastiais, « Santo Subito » comme il est appelé là-bas, a accordé une longue interview à Corse Matin. Dans une double page réalisée par le journaliste Julien Argenti, notre entraîneur répondait aussi au lecteurs du quotidien et à ses adorateurs. Morceaux choisis : « J'ai vécu cinq ans à Bastia : quatre en tant qu'entraîneur et un en tant que résident. C'était fantastique. Quand je suis arrivé, on était censé repartir en CFA. Au bout du compte, en toute modestie et même si ce n'était que de la deuxième ou troisième division, je pense être l'entraîneur le plus titré de l'histoire du club. Mon grand regret, c'est de ne pas avoir gagné de Coupe […] Quand le calendrier est sorti, le premier match que j'ai regardé, c'est Bastia. J'ai souvent fait des retours, comme à Sochaux ou au Havre, et ça s'est toujours passé normalement. Après Bastia, c'est particulier. Il y aura une ambiance unique, une très grande émotion que je suis incapable de mesurer à l'heure actuelle. Beaucoup de choses vont se mélanger. Entre mon histoire personnelle, l'histoire sportive et notre histoire collective […] Il y a des hasards particuliers. Je suis suspendu pour la première fois de ma carrière d'entraîneur. A cause de deux questions posées à l'arbitre, j'ai pris 5 matchs. Ca fait cher la question. L'autre hasard, c'est que j'ai regardé le match du Sporting à Lyon. Il y a eu des sanctions lourdes prises contre Yannick et Jean-Louis. Des expulsions qui les privent du match de samedi. Je me prête à penser qu'on s'interdit de s'affronter, qu'on n'a pas envie d'être confrontés. C'est peut-être le destin finalement… […] Dans quelle mesure ce match sera particulier pour moi ? Il y a deux aspects. Le premier c'est que j'arrive en tant qu'entraîneur de l'équipe de Montpellier. Un club avec une grand palmarès, le dernier champion de France avant le PSG. Donc nous avons de l'ambition, après avoir battu Marseille, il y a la volonté de faire une série. Je ne cache pas que mon premier souci reste de préparer mon équipe au mieux pour faire une résultat à Furiani. Sur l'aspect personnel, ce match sera un ascenseur émotionnel. Je vais citer deux anecdotes. Après mon départ du Sporting, la première fois que je suis revenu au stade c'était contre Reims, très tard dans la saison. Je suis parti à la mi-temps parce que c'était trop lourd pour moi, il y avait trop d'émotions. Je ne suis revenu que l'année suivante pour le premier match contre Rennes. Le temps n'efface rien mais il lisse les sentiments. Samedi, même en étant suspendu, il y aura une vague d'émotions qui va me submerger. Mais cette émotion ne pourra pas transparaître par ce que je suis l'entraîneur du Montpellier Hérault qui vient pour faire un résultat. Au final, ce qui me gène le plus par rapport à mon retour c'est qu'à cause de ma suspension je ne pourrai pas aller sur la pelouse avant le match pour saluer les supporters. J'espère trouver une faille pour pouvoir le faire. Ou sinon j'attendrai la fin. Je vais éplucher les règlements pour trouver une solution, tout en évitant que mes trois matchs de sursis passent en ferme. »


