Histoire

[RdP] Gérald Passi : « Au final, c’est ce qu’il me reste de plus profond »

La Revue de Presse du week-end nous amène vers le journal L'Equipe et à une longue interview pour la rubrique paroles d'EX de Gérald Passi, l'ancien milieu de terrain de La Paillade. Parmi les tout premiers joueurs du centre de formation à jouer en pro avec le MHSC au début des années 80, l'ancien meneur de jeu nous raconte la meilleure ambiance de vestiaire qu'il ait connue : « Si je devais retourner en arrière, je retournerais en Gambardella à Montpellier, avec Robin Huc, mon frère (Franck), Laurent Blanc, Kader Ferhaoui et tous les autres. Au final, c'est ce qu'il me reste de plus profond, cette innocence. Entre dix-huit et vingt-deux ans, on se forge ensemble. » Excellent N°10 finaliste de la Coupe Gambardella avec la première belle fournée de la pouponnière de La Mosson, il continua sa carrière à Toulouse puis Monaco et Saint-Etienne notamment.Gérald Passi fut aussi le premier joueur issu du Centre de formation pailladin a connaître le maillot de l'équipe de France, un an et demi après son départ du MHSC. Et c'est à l'origine de l'anecdote jamais racontée qu'il a livrée dans son interview : « En 1986, je suis appelé pour la première fois en équipe de France pour un match en RDA, mais je n'entrerai pas en jeu. Il y a Platini, Tigana, c'est la grosse équipe. Toute la semaine je m'étais entraîné avec des chaussures Diadora maquillée en Adidas, le mec d'Adidas me pourrit devant tous les joueurs : « C'est un scandale tes chaussures, tu te fous du monde » etc. Je rentre au vestiaire fou de rage. Je prend un ballon que je frappe de toutes mes forces dans les douches pour me défouler. Le ballon percute un robinet et l'explose ; et là, une immense gerbe d'eau continue part de la douche jusqu'au vestiaire, où Platini et les autres sont obligés d'éviter la flotte. Moi qui ne voulait surtout pas me faire remarquer… L'horreur ! »

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