Équipe pro masculine

[RdP] Louis Nicollin : « Je conduisais et il ramassait derrière »

La Revue de Presse du jour nous amène à nouveau à So Foot et à son site internet qui a publié aujourd’hui la 2ème partie de son interview avec le président du MHSC Louis Nicollin. Ou comment Louis et devenu Loulou avec notamment un passage sur Bernard Gasset, Michel Mezy et Robert Nouzaret, ses fidèles compagnons. « Ah oui, sans eux, je n’aurais pas réussi […] Gasset, c’était un artiste, un joueur de cartes. Il ne pensait qu’à ça. Quand je suis arrivé à Montpellier en 1968, il dirigeait l’équipe corpo qui s’appelait Présence. Putain, il se baladait, il était bon footballeur. Un jour, il me dit : « Je vais abandonner cette équipe corpo pour entrer dans la tienne et on sera champion de France. » Deux ans après, on l’était. Il avait le don de trouver des types. On est passé en civil parce qu’on se faisait chier le samedi après-midi. La première année n’a pas été facile. La deuxième, il m’a dit : « Allez, on va taper ! » On est allé chercher Di Nallo, Calmettes… tout ça, c’est lui. J’étais la tête, lui les pieds. Un type extraordinaire. Après, j’ai eu la chance de m’entourer de Robert Nouzaret, un gros bosseur, il est à la retraite, mais je l’ai fait retravailler pour l’histoire des jeunes. Michel Mezy était à quarante kilomètres d’ici, capitaine du Nîmes Olympique, un grand joueur, puis il est devenu manager, entraîneur, il a tout fait. Ce sont les trois personnes qui ont marqué la Paillade. » Louis Nicollin raconte aussi le jour où il est allé ramasser les ordures avec Robert Nouzaret. « Je conduisais et il ramassait derrière, parce qu’il n’avait pas le permis poids lourds. Je descendais pour l’aider. On était emmerdés. Les gars faisaient grève. Est-ce qu’ils avaient raison ou tort ? Je ne sais plus. Mon ami Gasset l’a fait, Robert Nouzaret l’a déjà fait, Michel Mezy l’a fait, ils l’ont tous fait. C’est une sorte d’amitié. Qu’ils soient dans le football ou à la retraite, s’ils ont un jour besoin de quoi que ce soit, je suis là. » L’intégralité de l’interview en cliquant ici.

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