Histoire

[RdP] Roger Milla, « Un garçon attachant, un phénomène »

La Revue de Presse du jour nous amène vers le site internet de So Foot  qui publie actuellement une série de portraits sur les 100 joueurs qui ont marqué le football africain. L’ancien pailladin, Roger Milla, figure emblématique de la Paillade où ses trois années ont coïncidé avec l’ascension du club dans les années 1980, arrive en 5ème position. Le journaliste Corentin Pastoret revient notamment sur le duo d’enfer que la vedette camerounaise « L’autre fils Nicollin » comme il titre dans son papier – formait à l’époque avec Laurent Blanc. « À trente-quatre ans, le Lion ne peut plus se permettre de perdre de temps, et, dès ses premiers pas dans l’Hérault, la Butte rugit de plaisir. Sur le front de l’attaque, la recrue star rejoint un pur produit de la formation locale : Laurent Blanc. À l’époque, le Gardois, tout juste vingt et un ans, joue encore milieu offensif. Entre eux, pas de conflit générationnel, au contraire. Les deux hommes enchaînent les buts et développent une complémentarité détonante : la clé de la réussite montpelliéraine. « On se chambrait sur le nombre de buts. Je lui disais : « Je suis peut-être plus vieux que toi, mais c’est moi qui terminerai meilleur buteur de l’histoire du club » » , se souvient le Camerounais lors d'un entretien avec Arnaud Ramsay, auteur d'une biographie de Laurent Blanc. Au terme de la saison, impossible de les départager, dix-huit buts chacun. Louis Nicollin peut sourire. La Paillade vient d’être sacrée championne de D2. De retour en D1, Milla est plus confiant que jamais : « Franchement, je n’en vois pas beaucoup qui me soient supérieurs. À mon âge, je fais mieux que tous ces petits jeunes ou que des étrangers. Je suis un gagneur, un râleur aussi. » Un tempérament qu’il confirme un certain 9 avril 1988. Ce soir-là, le Camerounais se permet de planter un triplé contre Saint-Étienne, son ancien club. Un match auquel il n'aurait pas dû participer en raison d'un récent retour de la CAN, mais Milla insista pour jouer. Petit nouveau de D1, Montpellier bizute les ogres de l’élite : 4-1 contre le PSG, 6-0 contre Brest, 4-0 face à Marseille, 6-1 aux dépens du Matra Racing. La Paillade finit troisième du championnat avec la meilleure attaque (68 buts). L’inusable Camerounais, quant à lui, termine une nouvelle fois meilleur buteur avec quinze réalisations. » C'est finalement Laurent Blanc qui est devenu le meilleur buteur de l'histoire du MHSC (84 buts) assez loin devant notre bon vieux Roger (41 buts). « Ah Roger Milla, je ne peux pas dire que c’est mon fils mais c’est un garçon attachant. En plus, tu te rends compte, il a joué jusqu’à quarante ans. C’est un phénomène », Louis Nicollin qui traduit une relation quasi filiale entre les deux hommes, une amitié de plus de trente ans. 

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