[RdP] Souleymane Camara : « À l’époque la D1 était plus réfléchie »

« 28 juillet 2001. Alors que Monaco et Sochaux s'affrontent lors de la première journée de ce qui s'appelle encore la D1, deux jeunes joueurs effectuent leur première dans l'élite : Benoît Pedretti (20 ans) et Souleymane Camara (18 ans). Quinze ans et six mois plus tard, ces deux joueurs sont désormais des emblèmes du Championnat, tant leur longévité force le respect », ecrivait lequipe.fr hier. Celait aurait dû être une des belles rencontres du match de ce soir. Benoît Pedretti (ASNL) et Souleymane Camara (MHSC) ont commencé dans l'élite lors de ce même match d'août 2001. Malheureusement l'attaquant sénégalais du MHSC ne sera pas présent à Marcel Picot ce soir. L'Equipe avait donc consacré un article aux deux joueurs hier et nous en faisons notre Revue de Presse du jour. Est-ce que le Championnat était mieux avant ? Est-ce qu'une forme de nostalgie les gagne ? Pas vraiment. Les deux hommes évoquent rapidement quelques différences majeures entre la L1 de 2017 et celle de 2001. « Ce qui a beaucoup changé, c'est l'aspect médiatique. Il y a 15 ans, Facebook, Twitter, Instagram, ça n'existait pas. On voit que ça peut mettre en danger certains joueurs », signale Pedretti. « Avant, quand quelque chose se passait, on le ne voyait pas trop. Les gens parlaient mais pas autant », soutient Souleymane Camara. « Au niveau du foot, ça va beaucoup plus vite maintenant. C'est beaucoup plus intense, il y a des garçons beaucoup plus physiques, plus puissants. Mais sur un niveau technique je ne sais pas si ça a beaucoup progressé », explique l'ancien Bleu (22 sélections). « A l'époque, la D1 était plus réfléchie. Aujourd'hui ça rentre dedans, c'est physique. Il y avait autant de rythme qu'aujourd'hui et c'était plus technique », note de son côté l'ancien international sénégalais (36 sélections). Souleymane Camara s'inquiète surtout pour la jeunesse du Championnat français, qui s'intègre plus vite (trop?) qu'à son époque : « Maintenant, un jeune il suffit de dire qu'il a le talent, on le met en équipe première en se disant qu'il peut faire l'affaire. Mais certains jeunes ont du mal au départ, ils mettent du temps, Avant pour jouer en pro en D1 ce n'était pas si facile.» « L'état d'esprit aussi a changé au niveau des jeunes. Nous, il y avait une barrière, le respect entre le grand et le jeune frère. Malheureusement, on est en train de perdre ça. Il y en a encore, mais on le perd petit à petit », regrette le Montpelliérain.


