Équipe pro masculine

[RdP] Vitorino Hilton : « Pour un footballeur, vivre ça, c’est énorme »

J+1 s'était déplacé à Grammont la semaine passé pour réaliser un reportage le jour des 39 ans de Vitorino Hilton. Notre capitaine est le plus vieux joueur du championnat et l'emission a retracé les moments fort de la carrière de Vito en France depuis son arrivée à Bastia en passant par Lens, Marseille puis Montpellier. Morceaux choisis : « Je l'aime le ballon… Moi, j'aime le football donc je viens à l'entraînement avec la banane. Dieu m'a permis d'être footballeur donc il faut profiter jusqu'au bout […] C'était un bon choix pour moi de choisir la France à l'époque donc Bastia c'est là où tout à commencé pour moi en France […] Lens pour moi, cela a été le meilleur public… "Le Nord, c'était les corons…", voilà j'avais des frissons chaque fois avant d'entrer sur la pelouse et que j'entendais ce public. C'est quelque-chose qui a marqué ma carrière. La saison de la descente en L2, je suis resté trois mois et demi sans jouer, je culpabilisais de ne pas pouvoir aider le club à se sortir de cette période. On a vu les supporters qui ont envahi le terrain, mais on a aussi vu un public qui ne méritait pas ça […] L'OM, c'est un des clubs qu'en tant que Brésilien je connaissais avant de venir en France. Depuis 17 ans ils n'avaient plus rien gagné et je suis arrivé à l'OM au bon moment. On a remporté le championnat, la Coupe de la Ligue et l'image qui me reste c'est celle de toute l'équipe à la Mairie sur le Vieux Port pour le titre avec tout ce public qui était là pour nous. C'est une autre image que je vais garder pour toute ma vie. […] C'était énorme, voilà. Remporter le championnat de France avec un club comme Montpellier que personne n'attendait… Chaque fois que je le voyais, je disais "Président, ne vous en faite pas, cette année c'est pour nous." Des fois, dans sa tête je pense qu'il devait se dire que j'étais un fou. Contre Lille, si on gagne ce match-là à une journée de la fin, on avait 90% de chance de finir devant le PSG. Ce long dégagement de John Utaka sur lequel Olivier va jusqu'au bout, avec Karim Aït-Fana qui fait aussi un sprint de 90 mètres pour mettre le ballon au fond des filets, je crois à la 93ème minute … Pour un footballeur, vivre ça, c'est énorme… » Notre capitaine a conclu le reportage sortant du terrain d'entraînement gâteau d'anniversaire à la main et donnant rendez-vous au téléspectateurs pour ses 40 ans ! C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

 

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