Équipe pro masculine

Pailladin de l’étranger… Mihailo Ristić

Parti durant l’été 2022 après 99 matchs joués sous nos couleurs, le défenseur international serbe porte aujourd’hui les couleurs du Celta Vigo. Il nous raconte sa nouvelle vie en Espagne ainsi que son passage précédent au Benfica Lisbonne

SA VIE EN ESPAGNE

« J’ai mis un peu de temps à m’adapter à cette nouvelle vie parce que c’était différent de ce que j’avais vécu auparavant, mais aujourd’hui je me rends compte à quel point cet endroit est unique et magnifique. Les gens sont cool et prennent leur temps. C’est la première chose que j’ai sentie en arrivant ici. Ce n’est en aucun cas une critique envers la France car j’ai vraiment apprécié mon cadre de vie dans ce pays et particulièrement à Montpellier. Ça ne me dérangeait pas du tout. La vie est très cool parce qu’on a une vue directe sur l’océan. Il y a plein de choses à voir et à faire. La nature est absolument unique ici : c’est un des endroits les plus verts d’Espagne. Je m’y sens bien. Côté foot, je suis dans un club et dans une ville où il y a un  mode de vie très spécifique. Le club est vraiment connecté à ses supporters et à la ville et cela signifie beaucoup de choses ici. Tout le monde vibre pour le club. Les gens sont très attentionnés et je suis très heureux d’être ici. »

LE CELTA VIGO

« La saison passée a été difficile. Nous l’avons démarrée avec Rafael Benitez aux commandes, un grand nom du football espagnol et du football européen. Il avait sa philosophie et je la respecte mais ça n’a pas forcément fonctionné. Nous avons tout juste sauvé notre place en Liga et, cette saison, les dirigeants sont partis sur un nouveau projet. Nous avons une équipe très jeune, un bon entraîneur, et je pense que nous sommes au début de quelque chose de bien. La meilleure chose que l’on puisse donner à cette équipe pour se développer, c’est du temps parce qu’elle a du talent et je suis sûr qu’avec le temps elle sera meilleure de match en match. Sa marge de progression est énorme. Je pense que les bonnes choses sont devant nous. De mon côté, je peux jouer sur l’ensemble du couloir gauche selon le système qui est mis en place par l’entraîneur. »

LES DIFFÉRENCES ENTRE LA LIGA ET LA LIGUE 1

« En premier lieu, je dirai l’intensité physique. Ici, quand tu as le ballon, tu as plus de temps pour te retourner et pour jouer. C’est moins physique qu’en France et la vie c’est pareil : en Espagne, l’objectif est de garder le ballon autant que ce que tu peux et de faire la différence par la passe. »

La meilleure chose que l’on puisse donner à cette équipe du Celta Vigo pour se développer, c’est du temps parce qu’elle a du talent et je suis sûr qu’avec le temps elle sera meilleure de match en match. Sa marge de progression est énorme

SON PASSAGE AU BENFICA

Aller à Benfica était sans doute l’une des plus grandes décisions de ma carrière. J’y ai passé peu de temps mais j’ai énormément appris

« Aller à Benfica était sans doute l’une des plus grandes décisions de ma carrière. J’y ai passé peu de temps mais j’ai énormément appris. J’y ai énormément grandi en tant que joueur et en tant que personne. Pour être honnête, je n’ai pas de mots assez forts pour décrire Benfica, qui est un des plus grands clubs du monde. Je le savais avant d’y aller mais c’est uniquement une fois que j’y étais que je me suis rendu compte, que j’ai vu de mes propres yeux et ressenti ce que j’ai ressenti, que j’ai réalisé à quel point ce club était grand. Comme le disent les Portugais, Benfica c’est comme une religion. Être là-bas, sentir l’amour des fans, avoir la chance de jouer au Stade de la Luz, disputer la Ligue des Champions, qui est le plus haut niveau du football européen et aller jusqu’en quart de finale, cela m’a énormément apporté. Nous avons aussi été champions du Portugal. Honnêtement, j’étais triste de quitter le club aussi rapidement mais c’était une expérience absolument extraordinaire. Je n’ai pas autant joué que ce que je l’aurais espéré mais vivre cette expérience sur place, ces entraînements avec de si grands joueurs m’a permis d’apprendre énormément. »

LE FOOTBALL PORTUGUAIS

« Je dirai que c’est un mélange entre le football français et espagnol. Le Portugal est un pays qui ressemble à mon sens beaucoup à ce que j’ai connu en Serbie et c’est peut-être pour ça que je m’y sentais bien. Les Portugais sont des gens avenants qui transmettent beaucoup d’émotion et de passion. La Liga Portugaise est très technique, mais avec aussi une grande discipline. Cependant, il y a une très grande différence entre les 3-4 premiers et le reste du championnat. »

SES ANNÉES MONTPELLIÉRAINES

« Le MHSC a une place particulière dans mon cœur. Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le dirai toujours parce que Montpellier est arrivé à un moment de ma carrière qui était très difficile. J’ai senti dès le premier jour que j’avais une chance énorme d’être arrivé dans cette ville et dans ce club. C’est exactement ce dont j’avais besoin. J’ai beaucoup aimé mon passage là-bas et j’espère que j’ai rendu au club et aux supporters toute la confiance qu’ils m’ont donnée. Si j’osais une expression, je dirais que Montpellier m’a remis sur la carte du football alors que je n’y étais plus. Sans mon passage ici, je ne sais pas quel tournant aurait pris ma carrière et où je serais aujourd’hui. En tout cas, je leur en serai toujours reconnaissant. Je suis vraiment très heureux et très honoré d’avoir fait partie de ce club et d’avoir eu la chance d’y jouer. J’espère que je viendrai vous rendre visite bientôt, si je ne rejoue pas un jour pour ce club (sourire). On ne sait jamais mais je serais très heureux si un jour je pouvais revenir à Montpellier. L’atmosphère que j’ai connue là-bas ne ressemble à aucune autre. Au-delà du club de foot, le MHSC est une grande famille. La connexion entre le Président, le staff, les joueurs, les membres du secteur administratif… ça ressemble vraiment à ça. Quand je suis parti, c’était vraiment difficile pour moi de dire au revoir à cette famille-là. Je suis passé dans pas mal de clubs et ressentir cet environnement familial, c’est très rare. »

SON MEILLEUR SOUVENIR AU MHSC

« Ce serait trop difficile de n’en choisir qu’un. Nous avons gagné quelques matchs contre de grosses équipes, alors je dirais mes quatre ans là-bas, tout simplement ! (sourire) . C’était très plaisant et chaque fois que je jette un œil dans le rétro et que je repense à ces moments et à quel point j’y ai progressé, je suis heureux. Je continue d’ailleurs de suivre les résultats du club et je regarde même tous les matchs dès que je le peux. Je vois bien que le début de saison n’est pas celui espéré mais ce que je sais c’est que cette année est très spéciale puisque ce sont les 50 ans du club et j’espère que le MHSC arrivera à rester en lien et à retrouver bientôt le haut du tableau. Je suis sûr que le groupe va vite retrouver le chemin de la victoire, de manière à marquer des points pour finir la saison de la meilleure des façons. »

chaque fois que je jette un œil dans le rétro et que je repense à ces moments et à quel point j’y ai progressé, je suis heureux. Je continue d’ailleurs de suivre les résultats du club et je regarde même tous les matchs dès que je le peux

SON MESSAGE POUR LES SUPPORTERS PAILLADINS

« Je leur demande de continuer à supporter l’équipe malgré les moments difficiles et de continuer à croire en elle. Les supporters du MHSC me manquent, le stade de La Mosson me manque car j’y ai passé une des plus belles périodes de ma vie et j’espère que je le reverrai bientôt, même en tant qu’adversaire si ce n’est pas avec ce maillot sur les épaules. Concernant le Président, je lui souhaite simplement le meilleur et un joyeux anniversaire pour son club. Laurent était comme un père pour moi. J’espère que l’équipe va retrouver le chemin de la victoire pour lui car c’est la meilleure façon de lui rendre tout le travail qu’il fournit pour ce club. Je sais à quel point le MHSC compte pour lui. »

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